Mémorial du Maquis de Vigne-Houdide

by adminww2 · 19 avril 2026

Au coeur du Médoc, une zone de marécages, où il est difficile de se cacher, des Français courageux et engagés pour leur pays ont créé un petit groupe réduit pour monter des coups de main face à l’occupant et venir en aide aux aviateurs alliés.

Loin des turpitudes de Bordeaux, et dans un territoire plutôt inhospitalier, Hervé Nicoleau créée à la fin 1943 un petit groupe de résistant pour réaliser des opérations de sabotage, de repérage et d’assistance aux aviateurs alliés abattus.

Mois après moi, le groupe de structure et monte en puissance. Hervé Nicoleau, sous son nom de réseau « Michel Masson » est arrêté en 1944 mais ce n’est pas pour autant que le groupe cesse ses activités. Son second,Jean Dufour prend la suite à la tête du groupe. Le groupe appartenait à Organisation civile et militaire (OCM), qui constituera avec sept autres mouvements de la Résistance Intérieure française, le Conseil national de la Résistance (CNR)

Le QG du groupe est établi à Saint-Germain-d’Esteuil au lieu dit « Vignes-Houtides », à l’écart de l’actuelle route d’Hourtin et située entre la rue de Saint Laurent à l’actuelle D1215. Le campement établi dans trois maisons éloignées de tout, la plus proche habitation étant à près de 3km. L’accès s’effectuait par des chemins dans la lande. Les trois logements étaient eux même distants d’une centaine de mètres, la première servant de poste d’observation.

Alors que la pression sur l’occupant se fait de plus en plus forte, le 25 juillet 1944 à l’aube, des groupes de la SS, de la police secret de campagne (Geheime Feldpolizei) et de miliciens francais, soit près de 3000 hommes investissent les habotations autour des « Vignes-Houdides », du sud de Lesparre, à l’ouest de Saint Germain d’Esteuil et au lieu dit Nodris de Vertheuil.

L’étau se resserre sur les résistants qui font face à des troupes qui vérifient le moindre sentier, la moindre maison sur un front de 5km. La cache du groupe est découverte et des combats soutenus s’en suivent. Une centaine d’Allemands et de miliciens sont tués, le maquis des Vignes-Houdides perd la majorité de ses hommes, son chef, Jean Dufour, tué pendant les combats. Certains sont fusillés sur place, six combattants seront faits prisonniers et fusillés le 29 juillet 1944 au camp de Souge.

Les rares résistants parvenus à se sauver intégreront d’autres groupes actifs.

Aujourd’hui un mémorial le long de la Départementale D4 entre Lesparre et Hourtin rend hommage au Maquis de Vignes-Houdides décimé entre les 25 et 29 juillet 1944.

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