Centre de commandement allemand de Pontivy

by adminww2 · 21 octobre 2026

En janvier 1943, l’état-major allemand du XXVe corps d’armée s’installe à Pontivy dans des bâtiments qui deviendront l’actuel lycée Saint-Ivy. Mais le site est occupé par les allemands depuis 1941 qui y ont établi un noeud de communications stratégique.

Bunkers du Centre de commandement – IGN 1952

Première occupation allemande

L’arrivée des allemands dans Pontivy ne s’effectue que peu de temps après l’armistice et la création de l’Etat français. Entre 1941 et 1942, l’organisation Todt établit un noeud de communication reliant l’état major allemand de Bretagne à Berlin grâce à des cables souterrains. Au moment de sa construction et jusqu’à la fin des années 50, les deux bunkers construits en miroir son visibles facilement de l’extérieur.

Situé au 31 de l’actuelle rue Abbé-Martin, il a pris place dans l’enceinte du Collège Saint-Ivy fondé en 1936 par l’Abbé Moren. Le centre de communication est au moment de sa construction d’un haut niveau de technicité.

Centre de commandement de Bretagne

Compte tenu des installations de transmission et de la proximité avec la voie ferrée, les armées allemandes y établissent leur QG opérationnel du XXVe corps d’armée en janvier 1943. Le complexe assure le commandement d’une grande partie des forces réparties en Bretagne.

Alors que le débarquement s’est déroulé depuis deux mois, les allemands voient la pression des alliés et de la résistance s’accentuer. A l’approche de la 6eme armée américaine, l’état major et les troupes établies à Pontivy quittent la ville le 3 août 1944. La Résistance s’attaquera une première fois aux cables de communication pour isoler les troupes allemandes, et la seconde sera la bonne.

Le complexe aujourd’hui

Issu de la fusion entre l’Institution Saint-Ivy et le Lycée Jeanne d’Arc en 1998, le Lycée Saint Ivy a considérablement changé par rapport au site de 1941. De nouveaux bâtiments ont été construits sur les bunkers allemands qui ont quasiment disparu du paysage, bien qu’étant toujours bien présent.

Isolé de l’espace public et à l’écart des risques de dégradations, les bunkers sont parvenus jusqu’à nous avec de rares vestiges et notamment des portes blindées d’origine en place, des parquets d’origines, des portions d’isolation en carton compressé avec leur lambris. On y retrouve de nombreuses inscription inscrites à cette époque.

Sa préservation est assurée grâce à des associations locales en en assure aussi, exceptionnellement, la visite. C’était le cas lors des journées du patrimoine de septembre 2026.

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